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Selon l’INM, la mise en place d’un chantier national de réflexion, impliquant les parties prenantes, pour définir concrètement des mécanismes de détermination de l’acceptabilité sociale de projets de développement, est une exigence qui ressort des conversations tenues dans les dix villes visitées et sur le web. Cette suggestion peut très bien s’appliquer à tous les projets d’envergure, qu’ils soient issus du secteur minier ou de tout autre secteur de développement.

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La synthèse du bilan est disponible en français et en anglais.

Définir les mécanismes de détermination de l’acceptabilité sociale

Les mécanismes doivent être fondés sur une consultation préalable, le plus en amont possible, des citoyens concernés, et sur la transparence de l’industrie et l’accès à l’information. Un cadre contraignant devrait être établi, afin d’éliminer le plus possible les tensions que le Québec a connues dans les dernières années, alors que des personnes et des collectivités ont eu la perception aigüe et dommageable qu’elles étaient dépouillées de leurs droits et d’une partie de ce qu’elles avaient mis des années à construire et à protéger comme patrimoine. Un cadre contraignant répondrait aussi à une demande entendue lors de la Conversation publique provenant de représentants de l’industrie qui souhaitent des règles claires, prévisibles et équitables.

«Cette conversation doit se poursuivre et devenir permanente, indique Michel Venne. Le gouvernement, l’industrie, les syndicats, les groupes écologiques et sociaux ainsi que les citoyens doivent tirer la leçon qui s’impose de notre démarche: le dialogue est possible et il est la seule voie de solution.»

Rappelons que la Conversation publique sur l’avenir minier du Québec avait pour objectifs d’exposer au grand public les enjeux liés à l’exploration et à l’exploitation des ressources minérales du Québec et d’offrir aux citoyens et aux divers intervenants une tribune libre pour exprimer leurs questionnements, leurs préoccupations et leurs idées. L’Institut du Nouveau Monde a tenu à ce que cette démarche soit inclusive et aille plus loin que les débats déjà existants et relativement déjà campés, en misant sur l’intelligence individuelle et collective des citoyens pour faire avancer les échanges.

Préoccupations économiques, sociales et environnementales

La Conversation publique sur l’avenir minier du Québec a permis de faire ressortir certaines préoccupations plus précises. Sur le plan économique, les citoyens tiennent à l’équité intergénérationnelle et interrégionale dans le développement minier actuel et à venir, équité se traduisant par la maximisation des retombées pour le Québec, notamment par des prises de participation de l’État dans des compagnies minières et par davantage de deuxième et troisième transformation du minerai au Québec. Les citoyens veulent que ces retombées soient plus visibles pour les régions et les localités concernées, notamment par une redistribution des redevances entre les niveaux local, régional et national, ainsi que par l’achat local et des investissements en R&D.

Les citoyens tiennent beaucoup à une planification prévoyante et circonspecte de l’après-boom minier ou de l’inter-boom, par la création par exemple d’un Fonds souverain, la diversification des économies régionales où le secteur minier est important, et par un soutien actif à l’entrepreneuriat, tant minier que non-minier

Sur le plan social, les citoyens se sont montrés très préoccupés par les défis touchant la santé et la qualité de la vie — tant individuelles que collectives — dans les communautés touchées, insistant également sur la nécessité de l’embauche locale pour contrer les impacts négatifs du navettage («fly-in/fly-out»), de même que sur l’importance de la formation continue des travailleurs du secteur minier et le maintien d’objectifs élevés de persévérance scolaire dans les régions touchées par de fortes demandes de main-d’œuvre qui pourraient la remettre en cause.

Enfin, sur le plan environnemental, les citoyens qui ont participé à la Conversation ont affirmé la nécessité absolue de mieux faire appliquer les différentes contraintes légales et réglementaires déjà existantes en assurant les moyens de contrôle nécessaires et en favorisant les investissements en R&D de l’industrie pour réduire son empreinte écologique afin de faire de la protection de l’environnement un véritable levier de développement du secteur minier québécois.

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