Je vote pour ma ville

Le texte qui suis a été prononcé le 5 septembre 2013 dans le cadre de l’animation du Mégaphone ONF par l’Institut du Nouveau Monde sous le thème «Je vote pour ma ville».

Je prédis que voter aux élections municipales, cette année, sera très à la mode, très populaire, très tendance.

Nous allons tous refuser de laisser la corruption être plus forte que la démocratie.

Nous ne sommes pas impuissants! Et nous allons le prouver.

Le 3 novembre, nous aurons enfin l’occasion de chasser la morosité qui domine la vie politique municipale.

La politique, c’est participer à quelque chose de plus grand que soi. C’est partager une appartenance. C’est célébrer des victoires sur l’adversité. C’est civiliser un monde hostile au bonheur.

Voter, c’est participer à un mouvement collectif. C’est sortir de chez soi! C’est rencontrer du monde! Prendre le pouls de sa communauté!

C’est exprimer sa confiance en l’avenir! Penser aux générations futures! Construire! Laisser un héritage…

C’est choisir! S’affirmer! Participer! Exercer un pouvoir! Décider!

C’est mettre dehors un élu décevant et le remplacer par un autre à qui on fait confiance.

Voter c’est excitant! C’est cool! C’est stylé! C’est in! C’est branché! C’est concept! C’est défoulant! C’est réparateur! C’est libérateur!

Je sens un regain d’intérêt à Montréal pour la politique. Tout comme, l’an dernier, dans la foulée du printemps érable, des dizaines de milliers de Montréalais sont revenus à la politique pour voter en masse, le 4 septembre, il y a tout juste un an.

Pourquoi voter le 3 novembre? Certainement pas pour changer les choses. Un vote, une fois, ne change pas la société. N’essayez pas de convaincre vos amis et vos voisins d’aller voter pour changer les choses. Vous allez les décevoir.

Parce que l’on confond trop souvent l’élection avec la démocratie. Celle-ci ne se limite pas au vote. Car après le vote, elle continuera de s’exprimer ailleurs et autrement.

La démocratie est comme une phrase dans laquelle le vote n’est que le point final. Le plus important se situe avant: le sujet, le verbe, le complément. Les citoyens, leurs actions et leurs rêves!

Mais voter n’est pas anodin. Ne pas voter, c’est laisser n’importe quelle majorité décider à ma place.

Je voterai, le 3 novembre, parce que j’aime Montréal et que je veux que tout le monde le sache.

Je voterai le 3 novembre, parce que je ressens une responsabilité à l’égard de mes concitoyens. Je ne suis pas seul dans mon île. Voter n’est pas seulement un acte individuel fait à l’abri de l’isoloir. C’est un geste collectif.

Je voterai le 3 novembre parce que je crois en la démocratie et que je veux qu’elle se perpétue. Et sans moi, elle n’est rien.

Je voterai le 3 novembre parce que je refuse de laisser ma ville entre les mains de n’importe qui.

Le 3 novembre, transformons l’élection en le plus fantastique party que Montréal n’aura jamais connu!

Michel Venne, directeur général de l’INM