Campagne électorale : l’opinion de la jeunesse partisane

À quelque jours du lancement de la campagne électorale, nous avons interrogé les différentes ailes jeunesses pour savoir quelles étaient leurs préoccupations. Nous avons donc questionné Stéphane Stril  du Parti libéral du Québec (PLQ), Kevin Paquette de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Frédérique St-Jean du Parti québécois (PQ) et Annabelle Lalumière-Ting la candidate pour Québec solidaire(QS)  dans Orford. Nous avons retenu les propos suivants :

Quels sont les enjeux prioritaires pour la jeunesse? Pourquoi?

CAQ : Tout d’abord, je tiens à souligner que la jeunesse québécoise n’est pas un bloc monolithique dans laquelle il n’y a qu’une pensée unique […] L’éducation est un incontournable. Par contre l’économie, plus spécifiquement l’entrepreneuriat est un sujet très important pour notre génération. Beaucoup de jeunes rêvent de se lancer en affaires et d’entreprendre.

PLQ : Ce n’est pas facile de mettre le doigt sur des enjeux précis. […] Je dirais que les enjeux d’éducation les touchent directement en tant qu’étudiant. Les questions sociales, donc la place des minorités culturelles et sexuelles, des femmes, des premières nations sont également au centre des discussions.

PQ : Je dirais que la conciliation études/travail/vie personnelle est très, très importante. Les jeunes souhaitent avoir une vie équilibrée où ils peuvent concilier leur épanouissement personnel et professionnel. Plus de flexibilité et de la place pour innover et entreprendre.

QS : Selon moi, les propositions de Québec solidaire qui répondent le plus aux priorités des jeunes sont, la gratuité scolaire, le 15$ de l’heure et la réalisation du plan de transition énergétique. […] L’accessibilité aux études est une priorité pour Québec solidaire, compte tenu qu’il permet aux jeunes de tous horizons d’avoir accès à une éducation de qualité et selon nous, l’accessibilité aux études passe inévitablement par la gratuité scolaire. 

Comment pensez-vous que votre parti répond à la jeunesse ?

CAQ : Notre aile jeunesse est très impliquée dans le processus décisionnel de notre formation politique. Malgré notre très jeune âge, nous avons réussi à influencer la CAQ sur plusieurs enjeux, notamment sur l’article 1 de notre parti, sur notre position constitutionnelle. C’est une position qui provient de la CRCAQ lors de notre congrès de 2015.

PLQ : Actuellement le Parti libéral est en tête chez les 18-35 ans, et ce depuis plusieurs mois. En mon sens cela n’a rien de surprenant. Le PLQ est le parti qui garantit la plus grande place aux jeunes au sein de ses instances. Cela permet à notre formation politique de rester toujours au diapason des ambitions de la jeunesse québécoise. 

PQ : En passant par un engagement à tendre vers la gratuité scolaire effective, par une offre de transport collective complètement bonifiée, par des mesures pour aider nos jeunes entrepreneurs à faire fleurir leurs entreprises, notre plate-forme a tout pour plaire aux jeunes. Le PQ n’a pas eu peur d’adopter une position claire contre l’exploitation pétrolière pour l’avenir, et ça, ça montre que c’est un parti tourné vers l’avenir.

QS : Chez Québec solidaire, le tiers des membres ont 35 ans et moins et 43 de nos candidats sont aussi sous cet âge aussi. De plus, les jeunes ont autant de poids politique que tous les autres membres du parti. Ce faisant, les positions prises considèrent la vision de cette tranche d’âge.

 

À travers les échanges, nous avons noté que les jeunes avaient des attentes particulières envers la campagne électorale. 

PLQ : À quelques jours du déclenchement des élections, nous avons toute la liberté de débattre d’enjeux qui sont parfois très sensibles. Les jeunes Québécois s’attendent à ça de la part des différents partis et si les partis ne sont pas  prêts à traiter de ces enjeux ils ne pourront pas s’attendre à recevoir l’appui des jeunes.

CAQ : J’espère que la discussion portera davantage sur les idées et les propositions de chacun que sur des attaques partisanes de toute part.

PQ : J’espère […] qu’il y aura une vraie profondeur dans les discussions et des vraies réflexions sur les idées proposées.

QS : Chez Québec solidaire, nous pensons que le débat politique est nécessaire en ces temps où les vieux partis font stagner la réelle discussion. Cette discussion devrait porter sur les conditions de vie des individus, non sur la grosseur du portefeuille du gouvernement libéral ou sur les faux débats du PQ et de la CAQ.