L’école d’été de l’INM est-elle écoresponsable ? C’est en balayant devant sa porte que le monde sera plus propre. 

 

Emily Santizo-Pépin

Gwendolynn Heloua

Gurpreet Kaur

Kerlando Morette

Alessandro Labeque

À l’heure où même des géants de l’industrie de la restauration rapide comme McDonald’s UK ou Starbucks Monde annoncent le passage aux pailles en papier d’ici 2020 dans tous leurs lieux de restauration, l’Institut du Nouveau Monde (INM) semble vouloir inscrire sa 15e édition de l’école d’été dans une démarche éco-responsable.

Dès leur arrivée sur les lieux de l’événement, les participants se voient proposer de nombreuses boissons chaudes ou froides sans aucun gobelet ou paille en plastique à disposition. Ceux qui ne sont pas munis de tasse ou de gourde réutilisable ont la possibilité de se procurer une Eco cup et sont ainsi encouragés à réaliser ce que représente l’engagement écologique.

Toutefois, certaines pratiques nous interpellent: la distribution du programme sous format papier, la présence de nombreuses boîtes à lunch contenant du plastique, ou encore la mise à disposition de canettes de boisson au dîner. Comment une telle organisation souhaite-t-elle être crédible dans sa démarche d’éducation citoyenne sans afficher un comportement éco-responsable exemplaire?

Pour mieux comprendre la situation, notre équipe a rencontré Perla Camacho, agente de projet et responsable de la logistique pendant l’événement, afin de comprendre les démarches de l’INM.

Comme l’annonçait le programme, Madame Camacho nous rappelle que chaque année le site de l’école est à proximité de services de transports en commun, les programmes imprimés en production réduite sont fait de papier recyclé à 100% et que le traiteur emballe les repas, locaux et de saison, dans des emballages entièrement biodégradables.

Chaque année est aussi une occasion pour l’INM de lire les retours de ses participants et d’améliorer son organisation. Par exemple, cette année, un éventuel partenariat avec les sociétés de transport en commun pour les prochaines éditions est envisagée.

Si certains choix ont pu surprendre les participants engagés et éco-responsable, notons que non seulement l’INM a un réelle volonté de réduire son empreinte carbone, mais également que la présence des bouteilles et canettes n’était pas un choix des organisateurs, mais un cadeau de l’université.

Cette entrevue nous a fait réaliser que ce qui semble parfois être une évidence pour l’observateur est bien souvent le fruit de nombreuses réflexions en amont pour les organisateurs. 

Les améliorations pour les prochaines années viendront aussi de la part des participants, qui prennent conscience pendant les quatre jours de l’école des petites habitudes qu’ils pourront mettre en place.

On peut d’ailleurs citer les idées proposées par Mylène Paquette, aventurière et conférencière conviée au  dîner engagé organisé par l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse, qui a partagé avec notre équipe ses petits gestes faciles à mettre en place. Deux exemples: Amener ses ustensiles réutilisables pour dîner, ou encore penser à avoir sur soi des mouchoirs en tissus.

Ce sont là des petites actions simples et sans démarches moralisatrices qui permettent petit à petit de «changer le monde, en commençant par changer notre monde», comme nous l’avait si bien exprimé Steven Guilbeaut lors du panel d’ouverture de l’événement. L’objectif de l’INM cette année semble donc en bonne voie de réalisation.