Le débat sur l’immigration s’invite au Dialogue jeunesse de l’INM

Maya Khati

Vendredi soir, les quatre chefs des partis représentés à l’Assemblée nationale débattaient de la question de l’intégration des nouveaux arrivants au Québec, dans une ambiance conviviale et détendue. Ils répondaient à des questions posées par des jeunes d’entre 18 et 35 ans dans le cadre la 15ième édition de l’école d’été de l’Institut du Nouveau Monde qui avait lieu à l’Université Concordia à Montréal. 

Photo Valérie Masny

Monsieur François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), entamait cette discussion avec une idée bien claire: exiger une francisation complète des nouveaux arrivants pour assurer leur intégration au Québec. 

Selon lui, la première chose à faire serait de donner aux immigrants trois années bout desquelles un test de langue devra être réussi, sans quoi ils ne pourraient se voir obtenir la citoyenneté canadienne. Cette dernière affirmation déclenchait un engouement accompagné de quelques répliques huées un peu partout dans la salle.

« Qu’on aille leur enseigner le français à l’usine! », rétorquait le premier ministre Philipe Couillard à son tour de parole. En effet, contrairement à la CAQ, le Parti libéral du Québec (PLQ) se résoudrait à permettre un accès plus rapide au marché du travail aux nouveaux arrivants plutôt que de se concentrer sur des programmes de francisation. Pour se faire, plusieurs pistes de solutions étaient proposées par le premier ministre lors de la discussion, dont l’idée d’accélérer le processus de reconnaissance des compétences pour les immigrants.

Un premier dialogue jeunesse

Immigration, éducation et santé : voilà les enjeux dont les jeunes voulaient discuter lors de cette soirée animée. L’évènement avait lieu hier, dans le cadre de l’ École d’été organisée par l’Institut du Nouveau Monde et visant à encourager leur participation aux élections d’octobre prochain.

Le dialogue se clôturait sur une intervention de chacun des chefs de parti. Manon Massé, co-porte-parole de Québec Solidaire (QS), remerciait les jeunes participants pour leur intérêt à la politique québecoise et les encourageait à poursuivre leur engagement citoyen.

L’évènement organisé par l’INM suscitait, hier soir, l’attention d’une salle bien remplie, et ce, pour une bonne raison. Cette année, on dit que les jeunes d’entre 18 et 35 ans représenteront plus d’un tiers de l’électorat québécois – de quoi faire pencher la balance du pouvoir en leur faveur!