École d’été: la parole aux participants

Pierre-Étienne Létourneau

La 15e édition de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde bât son plein à l’université Concordia, du 15 au 18 août 2018, au centre-ville de Montréal. Dans une ambiance pleine de vivacité d’esprit et de respect, les jeunes de 15 à 35 ans sont invités à changer le monde.

Ces 400 jeunes de milieux variés font des rencontres avec 150 professionnels issus des secteurs, entre autres, politique, artistique, entrepreneurial, médiatique, environnemental, technologiques, ect.

Les participants sont regroupés dans huit profils qu’ils ont pu choisir et qui orientent leurs apprentissages. Ils peuvent y parfaire des compétences et expérimenter des nouvelles actions pour se développer dans l’accomplissement de la vie citoyenne.

Les interlocuteurs invités accueillent de nombreuses questions lors des activités qui ont une forme ludique et variée: 19 conférences sous une formule d’échange et de présentation, trois dîners avec un accès direct pour discuter avec un intervenant, des activités de réseautage ponctuées par un vendredi soir où au cours duquel a eu lieu le Dialogue jeunesse des chefs – élections 2018, où étaient réunis les chefs de quatre partis politiques québécois dans un contexte préélectoral.

Tout est mis en place pour que les jeunes s’exposent à l’univers politique durant ces trois jours et pour qu’ils puissent à leur tour agir comme intervenant dans les enjeux sociaux et changer le monde.

Mais qu’en pensent les participants ? Nous sommes allés leur demander.

Question 1: Pourquoi vous êtes vous inscrit à l’école d’été et qu’est-ce qui vous intéresse dans cette activité ?

Question 2: Êtes-vous satisfait de votre participation à l’école d’été ?

Camille Colin et Ruben Rossignol

Ruben Rossignol

«Je me suis inscrit parce que je porte un intérêt à l’éco-citoyenneté, au développement durable et à tous les enjeux sociaux et économiques qui se présentent aujourd’hui. Il y a aussi l’aspect de pouvoir se déplacer dans un autre pays occidental, mais sur un autre continent, pour pouvoir voir comment sont appréciées et jugées les problématiques autour la question à savoir qu’est-ce qu’un bon citoyen et de pouvoir agir en faveur de choses justes au point de vue humain et environnemental.

J’apprécie ma participation. Mon seul regret, en tant que Français, est que je ne me sens pas concerné par le vote aux élections québécoises et que je me sens un peu à l’écart. Hormis le fait que c’est un peu trop axé sur «allez voter», il y a des bons intervenants, j’ai entendu des bonnes choses, des beaux discours qui vont dans le sens d’un monde meilleur, je pense, avec de vraies aspirations à l’éthique et à la morale. C’est globalement positif avec quelques points ombragés.»

Marie-Pier-Desbiens

Marie-Pier Desbiens

«J’ai regardé la programmation et je me suis inscrite parce qu’il y a plusieurs enjeux autour de la question jeunesse. Ça touche le développement, l’économie et le social. Avec mon travail, ça a un lien direct. Aussi, je peux rencontrer des jeunes de milieux de tout azimut, qui ont envie de changer le Québec. C’est plaisant de voir ce qui se fait d’innovant et d’avoir des nouvelles idées.

Je trouve l’école intéressante et je trouve qu’on a une belle liberté même si on a un certain profil. On peut se promener dans différentes classes et ça  me permet de découvrir des enjeux qui ont un impact sur ma réalité quotidienne au travail. Ça me permet de revoir des partenaires du milieu et d’échanger avec eux.»

 

 

Camille Colin

«En tant que participant et intervenante (je représente La Nouvelle Arcadie, qui propose un espace de débats et de discussion non partisan et non dogmatique pour les citoyens pour qu’ils échangent sur les enjeux de société), je suis venue ici à l’école pour amener ce cadre de débat et pour découvrir la culture québécoise. Je souhaite avoir un réel échange entre le Québec et la France, bâtir des ponts pour arriver à construire quelque chose ensemble.

Mon appréciation est mitigée. Je trouve qu’il n’y a pas assez de possibilités de s’exprimer dans les activités officielles qui sont proposées. Par exemple, ce matin à la table ronde, c’était long d’écouter les quatre intervenants parler et j’étais frustrée de ne pas pouvoir participer. D’un autre côté, j’apprécie de rencontrer beaucoup de personnes qui sont intéressantes. À mon appréciation personnelle, ce qui est officiel est un peu trop cadré et institutionnel.»

 

Valentin Ducres

Valentin Ducres

«Je me suis inscrit parce que je voulais rencontrer des personnes et que j’ai reçu une invitation . Je découvre le pays et la culture d’ici.

Pour mon appréciation, je trouve que le rythme est trop rapide. J’ai l’habitude qu’en France ce soit plus lent et plus posé, comme dans l’expression: Tourner la langue sept fois avant de parler.»