Legault contre Couillard, opinions divergentes sur l’encadrements des immigrants au Québec. 

Roxana Crihan

Photo Ludovic Théberge

 

Dans le cadre du dialogue jeunesse de l’Institut du Nouveau Monde (INM), les 4 chefs des partis politiques ont pu répondre à des questions formulées par les jeunes québécois et québécoises de 18-35 ans. Dans le cadre de cet exercice démocratique, l’enjeu de l’immigration fut survolé à 2 reprises. 

Pour François Legault, chef de la Coalition d’Avenir Québec (CAQ), il est primordial de venir renforcer la place du français chez les adultes immigrants. 

« 59% des nouveaux arrivants ne parlent pas français, déclare-t-il. « La majorité des adultes immigrants qui arrivent ici sans parler le français ne suivent jamais de cours de français. » Face à cette problématique qui menace l’existence de notre chère langue, la première chose à faire selon lui, serait d’augmenter les cours de français au Québec pour les nouveaux arrivants. Mais sous quelles conditions? Le nouveau venu doit absolument réussir un test de français dans un délai de 3 ans, sous peine d’expulsion.  Évidemment des exceptions seront permises pour certains cas de troubles d’apprentissage ou autres. Mais l’essentiel est là : si le cours est échoué alors l’accord de la citoyenneté sera lui aussi refusé.  Ça veut dire quoi? Ils se retrouveraient dans la même situation qu’un touriste illégal ou qu’une personne dont la durée du certificat de travail est expirée. Legault réitère sa positon en concluant que « si l’on est sérieux de protéger le français, il faut s’assurer que tous les nouveaux arrivants parlent le français »  

Ce test de français fut loin de plaire à notre cher premier ministre Couillard. « 50% des emplois comblés au Québec ont été occupés par des personnes issues de l’immigration », affirme Philippe Couillard, chef du parti Libéral du Québec (PLQ). Suite à cette constatation, le parti Libéral aimerait cette année repenser les critères de sélections des immigrants au Québec, ainsi que leur intégration à la société. Fini le système du premier arrivé, premier servi! Couillard propose plutôt que chaque candidat devra dorénavant passer par la rédaction d’une lettre adressée au Certificat de sélection du Québec indiquant son profil, ses compétences ainsi que ses motivations lors de son établissement au Québec. Ainsi la sélection sera d’avantage basée sur l’implication et les aspirations des immigrants. Il vise notamment à installer davantage d’immigrants en région fin de pallier au manque de main d’œuvre dans ces zones du Québec. 

Pour Couillard, « la meilleure façon de les intégrer c’est de les intégrer immédiatement dans les milieux de travail. » C’est dans le milieu du travail que l’apprentissage du français se fait et non sur les bancs d’école comme le suggère Legault. 

Voilà donc un bref aperçu de la prochaine campagne électoral qui approche à grands pas. Les chefs seront-t-ils à la hauteur pour nous éclairer davantage sur leurs politiques d’immigrations? Et qu’en est-il de la part du Québec dans l’accueil des nombreux réfugiés dans tout ça?

À suivre.