Savoir regarder à travers les « lunettes du doute »

Par Yohann Piquet, le samedi 12 août 2017

Marie Paule Grimaldi

« Doit-on améliorer les conditions de l’itinérance ou sortir les gens de la rue ? » C’est avec cette question que Marie Paule Grimaldi, intervenante chez Exeko, a lancé l’atelier «De l’individuel au collectif : le ricochet des impacts de la médiation intellectuelle» qui s’est déroulé à l’École d’été.

Or, il s’agit en réalité d’un faux dilemme qui fait croire, lorsqu’on envisage le bien-être des itinérants, qu’il n’existe que deux options alors qu’il en existe une panoplie!  C’est le genre de dynamique brise-glace que crée Exeko, un organisme d’innovation sociale montréalais, qui  « présume de l’égalité des intelligences » et qui donne la possibilité à chacun d’explorer son potentiel et à « réfléchir, analyser et agir au sein de la société». Leur approche consiste à permettre « aux intelligences de se reconnaître [en mettant]de l’avant le potentiel pensant et créatif de tou(te)s ».

Qu’il s’agisse d’une photo, d’un sondage ou d’une publicité, Marie Paule Grimaldi affirme l’importance de regarder à travers les  « lunettes du doute » et de développer une pensée critique sur le monde qui nous entoure.

Ainsi, elle invite les participants à partager, lors d’une « séance de chialage », une expérience, une rencontre qui nous a marqués, choqués, questionnés. Au fil des échanges, on constate que la méthode prend. Elle permet à tous, quelque que soit son origine, son âge et ses opinions, de s’affirmer, d’échanger et d’apprendre les uns des autres. Un tel type de réflexion pousse aussi à chercher des solutions innovantes et durables. Bref, à avoir un réel impact!