Partager ses difficultés, un apport innovant de l’INM

Aline Roudet

Au sein de l’école d’été de l’INM, l’accent n’est pas toujours mis sur la réussite des participants comme des intervenants. Les Rencontres inspirantes, programmées pour la dernière matinée de l’école, s’insèrent – peut-être même involontairement – dans cette optique. Les différent.e.s actrices et acteurs de la jeunesse engagé.e.s dans l’entreprenariat, le développement durable ou la viabilité de toutes les identités culturelles au sein de la société y partagent surtout leurs embûches de parcours.

Photo Courtoisie INM

Rémi Richard, cofondateur et chef de la croissance chez Chronometriq, une application créée pour gérer l’attente des patients dans les cliniques, le rappelle: il n’y a pas de modèle unique de succès. La mise en route d’une entreprise dynamique n’empêche pas des moments difficiles. Il confie qu’une journée critique a été marquée par le fait qu’il ne pouvait pas manger avec les sept dollars restant sur son compte en banque.

Par la suite, Ghassan Brax a touché l’ensemble du public en partageant son expérience de réfugié du Liban, arrivé au Canada à dix ans, qui a dû suivre ses parents désirant retourner au Liban quatre ans plus tard, pour finalement s’installer au Québec à sa majorité.

Diversité

Les diverses aspirations des participants se retrouvent dans la grande diversité des panélistes. Une recherche commune est celle de l’énergie, fortement communiquée par Mélissa de La Fontaine, conférencière et consultante zéro déchet chez Le Mini-Vert, bondissant pour changer les pages de sa présentation. Elle ne cache pas les résistances au zéro déchet dans son entourage et insiste sur l’importance de l’adaptation au contexte de chaque personne.

Ce genre de partage authentique et inattendu ne fait pas exception au cours de l’INM. Ces Rencontres inspirantes font pendant à l’atelier qui s’est tenu la matinée précédente: «Des parcours atypiques et ma résilience: comment surmonter les défis malgré la tempête?». L’idée est bien de sortir des discours conventionnels et de donner des outils, à travers le partage d’expériences, pour affronter les réalités de la vie.

Face à un panel dynamique et joyeux, un jeune homme demande comment ceux qui ne disposent pas d’une telle force intérieure peuvent malgré tout surmonter les épreuves. Carmina Mac Lorin, qui a été impliquée dans l’organisation du Forum social mondial de Montréal, conclut sa réponse par trois mots à garder à l’esprit, en guise de conseil: «Patience, persévérance et élégance». Un bon programme pour une vie qui accueille les échecs.