Les jeunes ont des questions pour votre parti :
Les jeunes seront plus de 7,2 millions à pouvoir voter lors des élections fédérales. Les moins de 35 ans formeront 27 % de l’électorat. Un poids démographique important, qui leur permettrait indéniablement d’influencer la politique canadienne. Pour autant qu’ils exercent leur droit de vote.
L’INM, dont la mission est d’accroître la participation des citoyennes et des citoyens à la vie démocratique, est préoccupé par la tendance des dernières décennies, qui pointe vers un essoufflement de la participation électorale des jeunes. Dans un texte publié dans notre ouvrage L’état du Québec 2019, le titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l’Université Laval, François Gélineau, impute aux jeunes le déclin historique de la participation électorale et les fluctuations récemment observées. Bien qu’elle soit encourageante, l’augmentation du taux de participation des 18-34 ans au dernier scrutin fédéral ne nous assure pas que les millénariaux voteront en masse le 21 octobre.
Le décrochage électoral des jeunes, observable depuis les années 1980, ne signifie toutefois pas que la politique ne les intéresse pas. Les récentes mobilisations liées à l’environnement démontrent que les grands enjeux sociaux sont importants pour eux. 85 % des jeunes Québécois se disent ainsi attachés à la démocratie, et 77 % reconnaissent l’importance de voter, d’après les résultats d’un sondage Léger mené pour notre compte en juin 2018. C’est au niveau de la politique partisane que le bât blesse. À peine 49 % des répondants estiment que le vote peut changer les choses, alors que la classe politique ne suscite plus l’intérêt de la jeunesse qui, à 71 %, ne se reconnaît plus en elle.
Pour prouver aux jeunes canadiens que la politique s’intéresse à eux, l’INM, en collaboration avec Le Devoir, s’est engagé auprès d’eux à relayer leurs questions aux chefs des six principaux partis politiques canadiens et à diffuser leur réponse à leurs préoccupations. En voici une centaine ci-dessous.
Le 21 octobre 2019
Les élections fédérales pour élire les députés de la 43e législature du Parlement auront lieu le 21 octobre prochain. Découvrez notre dossier spécial sur les élections en cliquant sur la bannière ci-dessous.
Le Bloc Québécois s’engage résolument pour l’avenir du Québec. Nous concentrons notre action sur la qualité des services à la population et le soutien de notre économie verte et innovante, dans une perspective de lutte contre les changements climatiques.
Offrir de meilleurs services
Les provinces croulent sous l’augmentation rapide des coûts en santé et en éducation, mais le financement fédéral ne suit pas. Selon le directeur parlementaire du budget, si rien n’est fait, les provinces seront condamnées à la faillite à moyen terme. Nous exigeons l’augmentation des transferts en santé et en éducation pour corriger des décennies de sous-financement fédéral.
Nous souhaitons aussi diminuer les coûts des médicaments en modifiant le règlement d’évaluation des coûts. Le Canada est l’un des trois pays où les médicaments sont les plus chers. L’organisme qui en examine les prix pourrait les réduire significativement simplement en changeant la liste de pays de référence.
Quant au régime d’assurance-médicaments, l’Assemblée nationale a refusé unanimement de participer à un régime pancanadien. Nous concentrerons nos efforts pour faire baisser les prix des médicaments autrement, et encouragerons la collaboration déjà existante entre Québec et les provinces.
Lutter contre les changements climatiques
Le Bloc souhaite remplacer partiellement la péréquation actuelle par une « péréquation verte ». Le but est simple : imposer une taxe sur le carbone dans les provinces où les émissions de gaz à effet de serre (GES) par habitant sont plus élevées que la moyenne canadienne. Les sommes prélevées seraient ensuite versées aux provinces où les émissions sont inférieures à la moyenne. Ainsi, les pollueurs payeraient et les bons joueurs empocheraient, créant une course à la réduction des GES et à l’innovation. Nous déposerons un projet de loi pour forcer le fédéral à atteindre ses objectifs de réduction des GES, puis les resserrer jusqu’à l’atteinte des cibles climatiques de l’Accord de Paris. Nous voulons couper les subventions aux énergies fossiles et enterrer définitivement l’oléoduc Énergie Est. Nous proposons plutôt d’encourager l’électrification des transports.
Soutenir l’économie innovante
Nous souhaitons accélérer la modernisation de l’économie en soutenant la transition énergétique, l’économie verte, les secteurs de pointe et l’agriculture durable, domaines où le Québec excelle. L’économie du Québec est résolument tournée vers l’avenir, mais il faut miser sur la recherche et développement pour progresser. Nous proposons qu’Ottawa instaure un programme de prêts et de garanties de prêt pour soutenir la modernisation des entreprises.
Il faut aussi miser sur les infrastructures. Comme ce sont les municipalités et les provinces qui les construisent – et que les montants sont bloqués parce qu’Ottawa impose une série de conditions – nous proposons qu’Ottawa transfère en bloc les montants au Québec.
En pleine urgence climatique, agissons immédiatement et avec robustesse pour protéger l’environnement. Avec le sous-financement chronique des systèmes de santé et d’éducation, forçons Ottawa à faire sa part. Et soutenons l’économie innovante et verte qui définit le Québec. Ce qui nous distingue, c’est ce que nous comptons promouvoir. Parce que le Québec, c’est nous!
Tout le monde au Canada mérite un bel avenir et la chance de mener une vie heureuse.
Mais pour trop de jeunes aujourd’hui, l’avenir est assombri par l’inquiétude de ne pas pouvoir joindre les deux bouts, trouver un logement abordable, gérer une dette étudiante accablante et trouver un emploi avec un salaire convenable.
Le Nouveau parti démocratique se sent concerné par le futur des jeunes Canadiennes et Canadiens. Nous entendons leurs revendications et croyons que tous les citoyennes et citoyens devraient se sentir engagés par la politique, incluant les plus jeunes. Ainsi, nous avons plusieurs engagements qui viennent rejoindre leur réalité.
- Alléger le fardeau de la dette. L’accès à l’éducation ne devrait pas dépendre du salaire de vos parents. Nous bâtirons un système d’éducation postsecondaire où le coût n’est pas un obstacle – en commençant par la fin immédiate des frais d’intérêt sur les prêts étudiants.
- Un endroit où l’on se sent chez soi. Avec une allocation logement pouvant atteindre 5000 $ par année et 500 000 nouveaux logements sociaux et abordables, nous nous engageons à faire en sorte que les jeunes n’aient pas à faire des pieds et des mains chaque mois pour se payer un logement décent.
- Faciliter la vie et la rendre plus abordable. Les coûts s’accumulent, mais avec notre plan pour couvrir vos ordonnances, réduire vos factures de cellulaire et d’internet et créer 500 000 places en garderie abordables, nous vous aiderons à joindre les deux bouts.
- Faire face à la crise climatique. Le monde est confronté à une urgence climatique, mais au lieu d’agir, Justin Trudeau a acheté un oléoduc de 4,5 milliards de dollars. Nous allons lutter contre les changements climatiques pour gagner la bataille – et créer 300 000 nouveaux emplois de qualité du même coup.
- Bon emploi et traitement équitable. Trop de jeunes sont aux prises avec de bas salaires et des pratiques de travail déloyales. Nous changerons cela en augmentant le salaire minimum fédéral, en mettant fin aux stages non rémunérés et en veillant à ce que les travailleuses et travailleurs à temps partiel et contractuels soient rémunérés équitablement.
- Le courage de faire ce qui est juste. Pour trop de jeunes, la discrimination qui fait mal est encore une réalité. Nous devons faire davantage pour promouvoir l’égalité des genres, défendre les droits des LGBTQI2S+ et lutter contre le racisme dans chaque communauté. Nous lutterons pour la justice en matière de reproduction, nous veillerons à ce que les personnes transgenres aient accès aux soins de santé et nous lutterons contre la discrimination et la haine.
Les néo-démocrates sont différents. Nous sommes là pour vous et nous sommes prêts à faire de grands changements pour assurer un meilleur avenir aux jeunes d’un bout à l’autre du Canada.
La demande envoyée au Parti conservateur du Canada est restée sans réponse.
Nous croyons qu’investir dans les jeunes, c’est investir dans notre avenir
L’équipe libérale a entendu les jeunes Canadiens qui sont descendus dans les rues la semaine dernière pour assurer un avenir plus vert et durable. Justin Trudeau encourage les jeunes à prendre leur place pour que notre pays puisse continuer d’avancer.
Nous voulons nous assurer que les jeunes aient les meilleures chances de réussir. Nous voulons les aider à avoir une vie plus abordable et sécuritaire pour qu’ils puissent bâtir un Canada plus inclusif.
Depuis 2015, nous avons mis de l’avant des mesures concrètes pour que la prochaine génération soit prête à affronter le plus grand défi auquel elle sera confrontée : les changements climatiques.
Notre gouvernement a soutenu plus de 1 200 projets de transport en commun dans l’ensemble du pays, a facilité l’accès aux véhicules à zéro émission pour les Québécois et l’ensemble des Canadiens, et a également annoncé que nous allons interdire les plastiques à usage unique nocifs et les microbilles d’ici 2021. Nous avons mis un prix sur la pollution tout en remettant plus d’argent dans les poches des Canadiens. C’est grâce à nos actions qu’il n’est plus gratuit de polluer, et ce partout au pays.
Il reste beaucoup à faire. C’est pourquoi nous fixerons des étapes quinquennales juridiquement contraignantes, fondées sur l’avis des experts et des consultations avec les Canadiens, afin d’atteindre la cible de zéro émission nette d’ici 2050.
Nous comprenons que plusieurs d’entre vous ont des préoccupations par rapport à l’oléoduc Trans Mountain. Il est important de savoir que pour chaque dollar investi dans ce projet, 15 dollars en plus des profits générés par ce projet sont investis dans la transition écologique.
Le Parti libéral du Canada propose le seul plan réaliste, responsable et abordable pour assurer un avenir plus vert et plus prospère en aidant les Canadiens à réduire la pollution.
L’argent ne devrait pas empêcher les jeunes canadiens d’aller à l’université. Nous allons nous entendre avec le gouvernement du Québec afin de fournir aux étudiants jusqu’à 4 200 $ de plus par année en bonifiant le montant des bourses d’études. Nous allons également réduire les frais de téléphonie cellulaire de 25% en augmentant la compétitivité à travers le pays.
Nous allons resserrer les lois sur le contrôle des armes à feu. Nous ne pouvons pas nous permettre d’autres tueries comme celle du collège Dawson ou de la grande mosquée de Québec.
Nous interdirons toutes les armes d’assaut de style militaire, y compris les AR-15 et nous donnerons aux municipalités la flexibilité nécessaire pour restreindre davantage ou interdire les armes de poing.
Ensemble, nous avons beaucoup accompli mais il y encore du chemin à faire. La relation avec les peuples autochtones est celle qui revêt la plus grande importance pour le Canada – une relation fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
Justin Trudeau et l’équipe libérale continueront à veiller à la protection des droits de tout un chacun. Les conservateurs ne défendent même pas le mariage pour les conjoints de même sexe ni la liberté des femmes de prendre des décisions sur leur propre corps. Les jeunes ne peuvent pas se permettre de retourner en arrière.
C’est aux jeunes de décider la direction de notre pays, c’est aux jeunes de choisir d’avancer.
La demande envoyée au Parti populaire du Canada est restée sans réponse.
C’est maintenant « le temps des conséquences ». L’urgence climatique, les extinctions de masse, la crise des déchets plastiques, l’écart grandissant entre les riches et les pauvres, un filet social qui se désagrège et la prévalence de l’anxiété et de la dépression. Voilà les produits d’une économie de croissance déconnectée de la nature et des gens.
Le Parti vert propose une autre solution : une « économie verte » qui respecte les limites de la nature, offre à tout le monde la dignité et une grande qualité de vie, accueille la diversité et gère les finances publiques de façon responsable. Les politiques économiques jaillissent des politiques sociales et environnementales. En d’autres mots, les Verts se battent pour fournir à tous et toutes une bonne qualité de vie tout en respectant nos moyens financiers et écologiques.
Changement climatique
Un gouvernement vert adoptera une loi sur les changements climatiques qui exigera une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 60 pour cent par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030 et l’atteinte de l’objectif d’émissions nette zéro d’ici 2050. Ceci est conforme à la cible que les climatologues considèrent comme absolument essentielle.
Pour y parvenir, le gouvernement du Canada devra utiliser tous les outils à sa disposition, notamment la réglementation, les dépenses publiques et une tarification de la pollution. Aucun nouveau projet lié à un pipeline, à l’extraction ou à la production de charbon, à l’extraction de pétrole ou de gaz ne sera approuvé; le projet de pipeline Trans Mountain sera annulé. À la place, un gouvernement vert va accélérer le passage vers des sources d’électricité renouvelables.
Les peuples autochtones
Le Canada a l’obligation légale de favoriser la réconciliation et d’opérer une restitution pour les torts causés par les relations coloniales. Un gouvernement vert soutiendra tous les efforts des peuples autochtones pour s’extirper de la situation désavantageuse dans laquelle ils ont été placés par le Canada, notamment en favorisant des processus de revitalisation et de guérison.
Les enjeux sociaux
La pauvreté, l’insécurité du revenu, la dette étudiante, la pénurie de logements abordables, l’insalubrité de l’eau potable, et la difficulté d’accès aux médecins de famille ne sont pas inévitables pour l’un des pays les plus riches au monde. Au pire, le tout est le résultat de mauvaises décisions politiques, et au mieux, le résultat d’une politique de la négligence. Renouveler le contrat social est une priorité pour le Parti vert.
Nous devons effectuer de vrais changements structurels pour remédier aux causes profondes des enjeux sociaux comme la pauvreté, attribuable à de bas salaires et à une aide au revenu insuffisante, à la précarité du marché de travail, à la carence de logements et de services de garderies abordables et aux coupures dans les programmes sociaux. Pour aider les Canadiens, nous mettrons en place un revenu de subsistance garanti, un régime universel d’assurance-médicaments et l’élimination des frais de scolarité pour les études collégiales et universitaires.
Nous comptons sur les jeunes pour nous aider à évoluer vers une société plus saine et plus durable. Nous espérons avoir votre soutien.
Ces jeunes sont intéressés par la politique et veulent être entendus pendant la campagne électorale. Nous avons la conviction que de tendre l’oreille et de répondre à leurs préoccupations est un gage de succès pour assurer leur participation aux élections.
Questions
#JeSuis7Millions, le poids collectif d’un vote individuel
Vous avez des questions? Posez-les! En utilisant les mots-clics #JeSuis7Millions, #IAm7Million et #polcan sur les réseaux sociaux, ils sont invités à interpeller directement les politiciens et les partis politiques, et à leur adresser leurs questions et préoccupations. Les politiciens et partis politiques représentés au Parlement canadien ont été informés de cet appel à l’action lancé par l’INM, et sont invités à engager un dialogue avec les jeunes qui leur adressent des messages.
Les jeunes seront très nombreux à pouvoir exercer leur droit de vote au Canada cet automne. Selon les calculs de l’INM basés sur les chiffres d’Élections Canada, 7 208 200 électeurs seront âgés de 18 à 34 ans lors du scrutin du 21 octobre 2019. Ils formeront 26,5% de l’électorat canadien.
Le mot-clic #JeSuis7Millions veut rappeler l’importance du poids de l’électorat 18-34 ans, aux jeunes comme aux élus et élues. L’apathie politique des jeunes n’est pas avérée, mais pour que les jeunes s’intéressent à la politique, il faut que la politique s’intéresse aux jeunes!
Pour participer
Pour participer à cette campagne, vous n’avez qu’à publier à votre tour une question à la personnalité politique de votre choix. Identifiez-la et ajoutez les mots-clics #JeSuis7Millions et #polcan. Publiez à partir de votre compte personnel sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook et Instagram.
7 millions de questions, ça enrichit le débat. 7 millions de votes, ça fait la différence!
Demandes médias
Mathieu Arsenault, conseiller, stratégie, communication et relations de presse
mathieu.arsenault@inm.qc.ca | 514 934-5999, poste 230

