



Peut-on bâtir la société avec le cœur?
Réflexions décomplexées sur l’engagement
Comment les émotions — la peur, la colère, l’optimisme — influencent-elles nos engagements collectifs?
🧤 Enfilez vos tuques et vos mitaines : l’Institut du Nouveau Monde vous convie à une retraite hivernale au chalet, un moment pour réfléchir, échanger et se ressourcer autour d’une question essentielle : et si nos émotions étaient la clé du changement social?
📅 Du 20 au 22 février 2026
🏡 Au camp Le P’tit bonheur
🎟️ Pour les personnes de 15 à 29 ans (inclusivement)
Sous le thème « Les émotions : moteur de changement social », l’École d’hiver 2026 sera une expérience collective de réflexion et de dialogue au cœur de la nature. Une invitation à penser avec la tête… et le cœur.




Thématique et choix de parcours
Peut-on bâtir la société avec le cœur?
Nos émotions façonnent nos manières de penser et d’agir collectivement. Elles s’invitent dans nos débats publics, nos élans citoyens, nos silences aussi.
Peur, colère, optimisme ou lassitude — elles peuvent nourrir le changement social autant qu’elles peuvent le freiner.
Comment les comprendre, les accueillir et les transformer pour bâtir ensemble une société plus humaine, plus juste et plus solidaire?
On vous propose de commencer par se rencontrer et en parler, entre nous et avec des expertes et des experts.
Déposer nos réflexions et inquiétudes dans un espace sécuritaire, apprendre des autres pour réfléchir aux dénouements des possibles, aux aspirations collectives que nous avons pour nos communautés, notre société et notre monde.
Cette 18e École d’hiver s’inscrit dans un moment où les émotions traversent nos sociétés comme des courants souterrains.
De la peur face aux bouleversements climatiques à la colère devant les injustices, de la fatigue citoyenne à l’élan d’espoir qui renaît dans les mouvements solidaires — nos cœurs collectifs battent à un rythme incertain.
3 émotions, 3 dynamiques. Une infinité de réflexions.
De la vulnérabilité et du doute, mais aussi du courage, de la résilience et du désir d’agir ensemble pour bâtir une société plus humaine.
Cette école vous propose donc de réfléchir collectivement à la place des émotions dans nos engagements sociaux et citoyens.
Vous pourrez choisir parmi trois parcours thématiques, en plus de participer à plusieurs activités communes qui nourriront la réflexion et la rencontre.
Dans chaque parcours, accompagné·e d’une personne mentore, les participant·e·s mettront à profit leurs expériences, leurs connaissances et leurs intuitions.
Ces espaces d’échange et de délibération favoriseront le partage du savoir, la créativité collective et la formulation d’actions ou d’engagements concrets pour bâtir la société avec le cœur.
Choix de parcours

1. Apathie et immobilisme : comprendre le désintérêt politique et le désengagement social
Les crises sociales, climatiques et politiques du monde actuel peuvent nous faire sentir impuissants, voire indifférents. D’où viennent cette apathie et ce sentiment de désengagement ? Ce parcours plonge dans les émotions qui freinent l’engagement; fatigue, désespoir, perte de confiance, afin de mieux comprendre comment elles s’installent et comment il est possible de les transformer en énergie d’action.
Camille Georges
Forte d’une expérience dans les milieux communautaires, universitaires et à but non lucratif, Camille Georges conçoit et anime des processus collaboratifs qui favorisent l’inclusion, l’engagement citoyen et le dialogue entre institutions et communautés. Son travail allie intervention systémique, facilitation et gestion de projets à impact social pour soutenir une gouvernance plus participative et équitable. Elle met également à profit son expertise en équité, diversité, inclusion et lutte contre le racisme afin de contribuer à bâtir une société plus juste et inclusive.
With experience in community, academic, and non-profit sectors, Camille Georges designs and facilitates collaborative processes that foster inclusion, civic engagement, and stronger dialogue between institutions and communities. Her work combines systemic intervention, facilitation, and social-impact project management to support more participatory and equitable governance. She brings strong expertise in Equity, Diversity, Inclusion, and Anti-Racism (EDIAR), with the hope of contributing to the creation of a more just and inclusive society.
2. Colère et frustration : catalyseurs d’action ou risques de polarisation?
La colère peut être un puissant moteur de changement ou un facteur de division. Ce Parcours s’intéresse à la manière dont la colère et la frustration émergent dans les luttes sociales, comment elles mobilisent les individus et les collectifs, mais aussi comment elles peuvent être récupérées, détournées ou mal dirigées par les mouvements populistes et d’extrême droite. notamment.
Dalila Awada
Dalila Awada est engagée pour la justice sociale depuis quinze ans. Titulaire d’une maîtrise en sociologie de l’Université de Montréal, ses recherches ont porté sur la racialisation des personnes musulmanes et l’influence des discours conspirationnistes. Au fil des années, elle a développé une expertise en vulgarisation de sujets complexes et épineux. Les thèmes qu’elle aborde touchent, entre autres, au vivre-ensemble, à l’engagement, au racisme, au féminisme et au spécisme. Elle partage ses idées à travers des conférences et des ateliers un peu partout au Québec et au Canada, dans les cégeps, les universités, les syndicats, les musées et les organismes, tentant d’aiguiser l’envie de transformation sociale.
Parallèlement, elle a gravité dans le milieu médiatique en tant que chroniqueuse au Journal Métro, à MAtv, à QUB radio et à la radio de Radio-Canada, s’efforçant d’offrir des analyses accessibles, nourries à la fois par la sociologie et par ses expériences au sein de la société civile québécoise et du milieu communautaire.
Aujourd’hui, Dalila travaille à Hoodstock, un organisme ancré à Montréal-Nord qui lutte contre les inégalités systémiques. Elle a également contribué à plusieurs ouvrages collectifs et continue d’écrire ici et là, notamment dans la revue Liberté, tout en s’impliquant à l’Espace de la Diversité, lieu de réflexion et de diffusion d’une littérature qui contribue au rapprochement. Ce qu’il y a de fondamental dans sa vie, ce sont les livres, le temps lent et libre et les désirs de révolution.

3. Résilience, la communauté et self-care : prendre soin pour durer dans l’engagement
Le chemin vers l’épuisement est-il inévitable dans nos engagements militants? Comment concilier l’urgence des luttes actuelles avec le besoin grandissant de ralentir et de se déconnecter? Ce parcours explore la résilience individuelle et collective, ainsi que les pratiques de self-care et de community care comme réponses politiques à la violence, au burn-out militant et à la fatigue démocratique.
Elsa Mondésir Villefort
Elsa Mondésir Villefort est une conseillère engagée dans la promotion de la participation citoyenne et de l’éducation. Depuis plus d’une décennie, elle accompagne des organisations et des jeunes à travers le Québec et le Canada dans la transformation de leurs idées en actions durables. Forte d’une expérience auprès de groupes marginalisés et d’initiatives locales et internationales en droits humains, Elsa conçoit et anime des formations qui favorisent la solidarité et l’engagement. Communicatrice créative, elle s’exprime aussi par la radio, le balado et la photographie. À titre d’animatrice, elle souhaite créer des espaces où chaque personne peut réfléchir, échanger et s’inspirer pour agir.
Horaire
Table à l’accueil (Rez-de-chaussée)
Cafétéria (1er étage)
Grande salle (Rez-de-chaussée)
Jusqu’à 9h.
Cafétéria (1er étage)
Parcours 1: Apathie et immobilisme: comprendre le désintérêt politique et le désengagement social
Grande salle (Rez-de-chaussée)
Parcours 2: Colère et frustration: catalyseur d’action ou risques de polarisation?
Salle 1 (Rez-de-chaussée)
Parcours 3: Résilience, community et self-care: prendre soin pour durer dans l’engagement
Salle 2 (Rez-de-chaussée)
Jusqu’à 13h.
Cafétéria (1er étage)
Jusqu’à 14h30.
Activité extérieure
Reconnexion à la nature! Ski de fond ou Raquette/écologie
Activité intérieure
Moment Zen
Jusqu’à 15h.
Jusqu’à 17h.
Atelier 1: Art engagé
Grande salle (Rez-de-chaussée)
Atelier 2: Art engagé
Salle 1 (Rez-de-chaussée)
Atelier 3: Art engagé
Salle 2 (Rez-de-chaussée)
Jusqu’à 18h.
Jusqu’à 19h.
Cafétéria (1er étage)
Grande salle (Rez-de-chaussée)
Jusqu’à 9h.
Cafétéria (1er étage)
Jusqu’à 12h.
Parcours 1: Apathie et immobilisme: comprendre le désintérêt politique et le désengagement social
Grande salle (Rez-de-chaussée)
Parcours 2: Colère et frustration: catalyseur d’action ou risques de polarisation?
Salle 1 (Rez-de-chaussée)
Parcours 3: Résilience, community et self-care: prendre soin pour durer dans l’engagement
Salle 2 (Rez-de-chaussée)
Jusqu’à 13h.
Cafétéria (1er étage)
Jusqu’à 14h30.
Grande salle (Rez-de-chaussée)

Les autres activités
Les ateliers du Samedi
Avec Sarah Khilaji
Sarah est artiste de la parole, médiatrice culturelle et, dans une autre vie, était intervenante psychosociale. Après plusieurs années comme intervenante dans des milieux communautaires, elle a décidé de se réorienter vers la médiation culturelle et s’implique dans différents projets d’arts alliant poésie, rencontres interculturelles et intergénérationnelles. Elle donne entre autres des ateliers d’écriture afin de créer un espace d’expression à des personnes à qui on l’offre peu. Elle estime qu’avoir accès à une tribune est un privilège à ne pas prendre à la légère. Comme tout est politique, la poésie l’est donc forcément et elle s’exerce, au mieux, à faire de la scène un espace de prise de position et de dénonciation. Sans nier l’horreur, elle valorise aussi la beauté et la tendresse, convaincue que s’émerveiller face au monde est une forme de résistance.
Avec Kezna Dalz.
Kezna Dalz est une artiste multidisciplinaire basée à Montréal. Son travail se caractérise par des traits bruts et des couleurs vives. Ses thèmes récurrents sont le féminisme, la lutte contre le racisme, la culture populaire et le rapport à la sexualité. Elle aborde des sujets parfois difficiles et les rend accessibles à travers un univers pastel et doux aux traits naïfs. Les émotions et la vulnérabilité occupent une place importante dans sa démarche.
Avec La Collective, Théâtre de l’Opprimé.
La Collective, Théâtre de l’Opprimé a été fondée à Montréal fin 2018 suite à la rencontre de trois praticiennes de Théâtre de l’Opprimé. Formées à cette discipline à travers le monde, elle sont chacune active dans le domaine depuis plus de dix ans. Passionnées et engagées, elles croient en l’importance et la nécessité de ces outils dans notre société et se rejoignent par leur envie de les utiliser et de les partager.
Mission: Contribuer au changement social nécessaire au mieux vivre ensemble à travers des outils ludiques de transformation de soi et de nos relations. Démocratiser et diffuser le Théâtre de l’Opprimé.
Le Théâtre de l’opprimé est un ensemble de techniques théâtrales, pour acteur·trice·s et non acteur·trice·s, visant le changement individuel, social et politique. La méthodologie a été créée par Augusto Boal (Brésil) dans les années 70 et s’est depuis diffusée à travers le monde dans de nombreux pays, touchant à de nombreuses thématiques. Le théâtre nous permet de nous observer, de réfléchir collectivement à des situations, d’apporter des solutions… et de les essayer! Le théâtre-forum est la technique la plus utilisée du Théâtre de l’Opprimé. Elle permet de jouer une pièce mettant en scène une problématique sociale. Une fois jouée, les spect-Acteur·trice·s peuvent intervenir sur scène pour chercher ensemble des alternatives à la situation.

À propos de l’INM
L’INM est une organisation indépendante et non partisane qui a pour ambition d’accroître la participation des citoyennes et des citoyens à la vie démocratique. L’action de l’INM a pour effet d’encourager la participation citoyenne et de contribuer au développement des compétences civiques, au renforcement du lien social et à la valorisation des institutions démocratiques. L’équipe de l’INM est animée par la conviction que la participation citoyenne renforce la démocratie.
Personnes-ressources
Pour toute question concernant les inscriptions, communiquez avec :
Pour toute question concernant la programmation, communiquez avec :
Viviane Cottle, Chargée de mobilisation et de liaison
par téléphone 1 877 934-5999, poste 242
ou par courriel viviane.cottle@inm.qc.ca
Camille Georges, conseillère principale
par téléphone 1 514 934-5999, poste 222
ou par courriel camille.georges@inm.qc.ca

