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État de la démocratie canadienne : de nouveaux chiffres préoccupants à l’aube des élections fédérales 2019

Montréal, le 4 septembre 2019 – Partenaire de l’INM, le Centre Morris J. Wosk pour le dialogue de l’Université Simon Fraser de Vancouver publie les résultats d’un sondage exclusif sur la démocratie canadienne. La confiance envers les institutions démocratiques – dont les médias sont l’un des piliers – est particulièrement ébranlée. En revanche, l’attitude des jeunes face à la politique va à l’encontre des stéréotypes.

La performance du système démocratique canadien, l’engagement des citoyens envers la démocratie et ses institutions, la perception des valeurs démocratiques et du rôle des citoyens, la confiance envers les institutions, le niveau d’engagement dans la communauté, les fausses nouvelles et les sources d’informations privilégiées sont au nombre des enjeux abordés dans le cadre du projet « Renforcer la démocratie canadienne ». Les résultats de cette étude démontrent que bien que 77 % des Canadiens estiment que la démocratie est le meilleur système démocratique, à peine 57 % des répondants croient que le pays est gouverné de manière démocratique, 68 % affirment que les élus ne s’intéressent pas à ce qu’ils pensent, et seulement 47 % des Québécois pensent que voter fait la différence.

Avenir des médias : la presse écrite, un moyen d’information incontournable pour les Québécois

Le rapport à l’information et le phénomène des fausses nouvelles font partie des sujets soumis aux Canadiens dans le cadre de ce sondage. On y apprend que les Québécois sont plus nombreux que les Canadiens vivant hors de la province à reconnaître l’importance de la presse écrite et à la lire, et les journaux demeurent l’un des moyens les plus populaires au Canada pour accéder à des informations sur la politique, le gouvernement et les affaires publiques. 56 % des Canadiens s’informent avec les journaux, et ce chiffre augmente à 63 % au Québec. L’attachement des Québécois à l’égard de la presse écrite se traduit également par une confiance plus importante envers les médias (43 %) et les journalistes (49 %) qu’ailleurs au pays (38 % pour les médias, 46 % pour les journalistes). Par ailleurs, 46 % des Canadiens estiment que le phénomène des fausses nouvelles est problématique, et que celui-ci a un impact sur la confiance qu’ils portent envers les leaders politiques (56 %) et les institutions gouvernementales (53 %).

« Ces chiffres préoccupants quant à l’état de la démocratie doivent mener nos politiciens, dans le cadre de la campagne électorale qui approche, à entreprendre une profonde réflexion sur la relation qu’ils entretiennent avec leurs commettants. L’amplification du phénomène des fausses nouvelles, par exemple, affaiblit la démocratie canadienne, et la crise qui touche actuellement la presse écrite au Québec n’est certainement pas de nature à régler le problème. Le journalisme indépendant et l’existence d’une diversité de médias constituent des remparts importants contre la désinformation », plaide Julie Caron-Malenfant, directrice générale de l’INM.

Institutions démocratiques : les jeunes, moins cyniques et apathiques

Si 60 % des Canadiens pensent que le gouvernement ignore les intérêts des Canadiens ordinaires au profit de ceux de l’élite, ce chiffre baisse à 52 % chez les 18-24 ans et à 59 % chez les 25-34 ans. Même s’ils se montrent moins cyniques que les 35 ans et plus, ces résultats démontrent cependant que le niveau de confiance des jeunes à l’égard des institutions démocratiques – à l’instar de tous les Canadiens – est faible. Toutefois, alors que seulement 52 % des Canadiens croient qu’ils peuvent avoir un impact sur leur démocratie en votant ou en faisant un effort pour influencer le gouvernement, cette proportion augmente à 64 % chez les 18-24 ans et à 54 % chez les 25-34 ans.

« Les 18-34 ans, qui seront plus de 7,2 millions à pouvoir voter lors du scrutin du 21 octobre et qui formeront près de 27 % de l’électorat, s’intéressent à la politique et y croient. Les résultats de cette étude le démontrent : leur niveau de confiance envers les institutions et les politiciens est plus élevé que chez les 35 ans et plus. La balle est donc dans le camp de la politique, qui doit s’intéresser aux jeunes », ajoute Julie Caron-Malenfant.

Ces nouvelles données sont essentielles pour comprendre l’environnement démocratique au pays. Elles peuvent servir, pour des organisations comme l’INM, à identifier les forces et faiblesses de notre système afin d’investir les efforts là où ça compte. 

Les résultats détaillés sont disponibles en ligne : https://www.democracydialogue.ca/the-poll

À propos de l’INM, inm.qc.ca

L’INM est une organisation indépendante et non partisane qui a pour ambition d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique. L’action de l’INM a pour effet d’encourager la participation citoyenne et de contribuer au développement des compétences civiques, au renforcement du lien social et à la valorisation des institutions démocratiques. L’équipe de l’INM est animée par la conviction que la participation citoyenne renforce la démocratie.

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Renseignements

Mathieu Arsenault, conseiller, stratégie, communication et relations de presse
514 602-3747 | mathieu.arsenault@inm.qc.ca

 

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2019-09-04T19:09:23+00:00