Retour sur le Sommet pour une transition énergétique juste


Près de 300 personnes de divers horizons incluant employeurs, investisseurs, société civile, organisations syndicales et environnementales, ainsi que le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, étaient réunies au Sommet pour une transition énergétique juste les 23 et 24 mai au Palais des congrès de Montréal. L’événement fut initié par la CSN, la FTQ, Fondaction, la Fondation David Suzuki, le Fonds de solidarité FTQ et Greenpeace Canada avec l’appui de l’Institut du Nouveau Monde.

Ce sommet a permis de rassembler les forces vives du Québec interpellées par cet enjeu incontournable qu’est la transition énergétique juste. Les différents panels, conférences et ateliers visaient à préparer et adapter le concept de transition énergétique juste à la réalité québécoise. Un appel urgent a été lancé au gouvernement du Québec en l’invitant à jouer son rôle de chef d’orchestre pour mener efficacement une transition énergétique juste. La nécessité de procéder à cette transition et d’en faire une priorité a largement fait consensus.

Par la richesse des échanges et la diversité des contributions, les participants et participantes du Sommet pour une transition énergétique juste ont démontré un engagement fort et constructif pour la société québécoise. Plusieurs propositions concrètes ont été mises de l’avant lors de ce Sommet et demandent de poursuivre les discussions pour concrétiser les opportunités de la transition juste. Vous serez tenus informés dans les prochains mois des suites.

Une galerie photos ainsi que les présentations powerpoint des conférenciers et panélistes sont disponibles ci-dessous.

Horaire du 23 mai


Bloc 1 : S’informer

Veuillez vous présenter à l’accueil pour compléter l’enregistrement.

Comment opérer une transition énergétique juste? Le Sommet qui nous réunit tous proposera de tracer les opportunités, les convergences et les obstacles à une pleine réalisation d’une économie du XXIe siècle sobre en carbone et profitable à tous.

Animé par Sophie Andrée-Blondin
Animatrice Les années lumière à​ ICI Radio-Canada Première.

Quelles sont les cibles de réduction des émissions de gaz à effets de serre que l’on s’est données collectivement ici et ailleurs dans le monde? Sont-elles encore réalisables? Dans quelle mesure ces engagements se sont-ils traduits dans nos politiques publiques et dans les budgets de l’État. Que nous manque-t-il pour atteindre les cibles?

David Huard
Co-coordonnateur énergie
Ouranos

David Huard travaille dans le groupe Scénarios et services climatiques d’Ouranos depuis 2009. Physicien de formation, il détient un doctorat en sciences de l’eau et a poursuivi des travaux postdoctoraux sur la modélisation de la glace de mer dans l’Arctique. Son travail consiste à traduire les données observations et simulations issues de la science du climat en information à l’intention des décideurs et ingénieurs, plus particulièrement ceux du secteur de l’énergie. Ses champs d’intérêts incluent l’analyse des incertitudes, la prise de décision et l’utilisation des données climatiques à des fins opérationnelles.

Pierre-Olivier Pineau
Titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie
HEC Montréal

Pierre-Olivier Pineau (Ph.D. HEC Montréal) est professeur titulaire au département des sciences de la décision de HEC Montréal et titulaire de la chaire de gestion du secteur de l’énergie. Il est un spécialiste des politiques énergétiques, notamment du secteur de l’électricité. Il a publié de nombreux articles sur le secteur de l’énergie, dont la plupart explore les liens entre l’énergie et certains aspects du développement durable. Il intervient régulièrement dans les médias pour analyser l’actualité énergétique. Il a produit divers rapports pour le gouvernement ou des organismes publics.

Catherine Potvin
Professeure au Département de biologie
Université McGill

Catherine Potvin est professeure au département de biologie de l’université McGill et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’atténuation des changements climatiques et la forêt tropicale. Elle travaille surtout en écologie tropicale et ses recherches appuient les efforts internationaux visant à réduire le déboisement dans les tropiques. Elle a de plus eu l’opportunité de représenter le Panama dans les négociations internationales sur le climat pendant six ans. Elle pilote actuellement les Dialogues pour un Canada vert, une initiative qui mobilise des universitaires de toutes les provinces afin d’identifier une feuille de route pour les changements climatiques au Canada.

Animé par Sophie Andrée-Blondin
Animatrice Les années lumière à​ ICI Radio-Canada Première.

Partout dans le monde le concept de transition juste s’impose, mais comment se définit-il, quelles sont ses promesses? Comment intégrons-nous la question sociale face à l’urgence environnementale. Au-delà des politiques publiques, quels rôles pour le milieu des affaires et la société civile?

Cristina Cofacci
Gestionnaire des relations industrielles et des lois du travail
ENEL

Samantha Jane Smith
Directrice
Just Transition Center

Jamie Kirkpatrick
Responsable du projet Blue Green Alliance

Catherine Abreu
Directrice générale
Réseau Action Climat

Animé par Sophie Andrée-Blondin
Animatrice Les années lumière à​ ICI Radio-Canada Première.

Andrée-Lise Méthot
Fondatrice et associée directeure
Cycle Capital Management

François Meloche
Directeur de l’engagement actionnarial
Æquo – services d’engagement actionnarial

Geneviève Morin
Chef de l’investissement
Fondaction

Jean Nolet
Président-directeur général
Coop Carbone

Dany Pelletier
Vice-président aux investissements – Ressources naturelles, construction et matériaux de construction
Fonds de solidarité FTQ

Animé par Sophie Andrée-Blondin
Animatrice Les années lumière à​ ICI Radio-Canada Première.

Quels avantages et quels atouts pour l’économie et les entreprises québécoises dans les secteurs des technologies propres? Les milieux mono-industriels d’hier et d’aujourd’hui ont-ils les outils et les moyens pour accueillir ou faire éclore de nouvelles entreprises? Quel rôle pour les pouvoirs publics pour créer les conditions d’une transition juste dans les régions et les secteurs économiques les plus directement impactés

 

Michel Angers
Maire
Ville de Shawinigan

Né à Shawinigan, monsieur Michel Angers a été élu maire pour un premier mandat le 1er novembre 2009, réélu lors de l’élection du 3 novembre 2013 et réélu une troisième fois lors de l’élection du 5 novembre 2017. Très engagé pour la relance économique de la ville, il est président et porte-parole du Comité de diversification et de développement économique de Shawinigan, de la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan, du Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins Shawinigan et du Digihub Shawinigan.

René Audet
Professeur, Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale
Université du Québec à Montréal (UQAM)

René Audet est sociologue de l’environnement, professeur à l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la chaire de recherche UQAM sur la transition écologique. Il mène des recherches participatives sur les discours et les pratiques de la transition écologique au Québec.

Johanne Gélinas
Présidente-directrice générale
Transition énergétique Québec

Forte d’une expérience significative en matière de changements climatiques, d’environnement, de stratégie et d’acceptabilité sociale, Mme Johanne Gélinas a occupé les postes de commissaire permanente du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pendant 10 ans et de commissaire fédérale à l’Environnement et au Développement durable au Bureau du vérificateur général du Canada de 2000 à 2007. Au cours des 15 dernières années, elle a exercé dans le domaine de la consultation en tant qu’associée au sein de deux grands cabinets-conseils, Deloitte et Raymond Chabot Grant Thornton.

Élise Lafferière
Vice-président, opérations et partenariats
Écotech Québec

Elise Laferrière cumule quinze ans d’expérience en développement des affaires et gestion des opérations. Avant de se joindre à Écotech Québec, elle dirigeait les équipes en formation, en commerce international et en intelligence d’affaires de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. À ce titre, elle a notamment agi comme agent de liaison du Groupe de la Banque mondiale pour le secteur privé du Québec et comme membre du conseil d’administration de Commerce international Québec. Elle a, en outre, œuvré au développement des affaires chez Raymond Chabot Grant Thornton, à la direction générale adjointe d’une petite entreprise d’importation et de distribution de produits alimentaires certifiés équitables, à titre de consultante auprès de la Direction des communications de l’Agence canadienne de développement international, de même qu’à l’aide à l’exportation de FUNDECA, une fédération de producteurs du Costa Rica. Elise est titulaire d’un baccalauréat en développement international de l’Université de Toronto et d’un MBA de HEC Montréal.

Animé par Sophie Andrée-Blondin
Animatrice Les années lumière à​ ICI Radio-Canada Première.

Horaire du 24 mai


Bloc 2 : Planifier ensemble

Veuillez vous présenter à l’accueil pour compléter l’enregistrement.

Devant l’absence d’une réflexion collective au Québec sur les impacts de la transition énergétique pour la main-d’œuvre, un groupe de travail multisectoriel regroupant syndicats, patronat, écologistes, chercheur(se)s et représentants de l’économie sociale dévoile une étude inédite sur cet enjeu. Celle-ci est le fruit d’un important travail de concertation de plus de 10 acteurs québécois – la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Équiterre, Fondaction, la Chaire de gestion du secteur de l’énergie (HEC Montréal), le Conseil du patronat du Québec (CPQ), le Chantier de l’économie sociale, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de la chimie, de la pétrochimie, du raffinage et du gaz (Coeffiscience), le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ÉSAC), le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ), le Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable (CIRODD), le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) et la firme COPTICOM Stratégies et relations publiques.

Mireille Bénard
Conseillère syndicale
Centrale des syndicats nationaux (CSN)

Leila Copti
Présidente
COPTICOM stratégies et relations publiques

Yves-Thomas Dorval
Président-directeur général
Conseil du patronat du Québec

Julien Lampron
Directeur des affaires publiques
Fondaction

Guillaume Legendre
Directeur général
CoeffiScience

Sidney Ribaux
Cofondateur et directeur général
Équiterre

François Vermette
Directeur, opérations et développement
Chantier de l’économie sociale

Animé par Michel Rochon
Journaliste scientifique, chroniqueur médical, chargé de cours à l’UQAM.

Animé par Michel Rochon
Journaliste scientifique, chroniqueur médical, chargé de cours à l’UQAM.

Bloc 3 : Agir

Table ronde avec une vingtaine de groupes représentant le monde environnemental, patronal, syndical, financier et social répondant aux questions suivantes :

  • Pourquoi la transition énergétique est-elle incontournable?
  • Quelles conséquences de l’inaction pour chaque partie prenante?
  • Comment les gouvernements peuvent aider la société civile et le milieu des affaires à préparer une transition énergétique juste?
  • Quelles sont les forces du Québec et ses atouts pour incarner un modèle de transition juste qui renforce sa place et son leadership dans une économie mondialisée et faible en carbone?
  • Que pouvons-nous initier ensemble dès demain pour appeler nos gouvernants à l’action vers une transition juste?

Béatrice Alain
Directrice, partenariats et développement
Chantier de l’économie sociale

Patrick Bonin
Responsable Campagne Climat-Énergie
Greenpeace Canada

Isabelle Bouffard
Directrice, recherche et politiques agricoles
Union des producteurs agricoles du Québec (UPA)

Serge Cadieux
Secrétaire général
Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ)

Pauline D’Amboise, M.A., ASC 
Secrétaire générale et vice-présidente
Mouvement Desjardins

Yves-Thomas Dorval
Président-directeur général
Conseil du patronat du Québec

Carole Dupuis
Coordonnatrice générale et porte-parole
Regroupement vigilance hydrocarbure Québec

Stéphane Forget
Président-directeur général
Fédération des chambres de commerce du Québec

Catherine Gauthier
Directrice générale
ENvironnement JEUnesse

Anne-Céline Guyon
Coordonnatrice
Front commun pour la transition énergétique

Julien Lampron
Directeur Affaires publiques
Fondaction

Denis Leclerc
Président et chef de la direction
Écotech Québec

Karel Mayrand
Directeur général Québec et Atlantique
Fondation David Suzuki

Pierre Patry
Trésorier
Confédération des syndicats nationaux du Québec (CSN)

Ghislain Picard
Chef
Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

Sidney Ribaux
Cofondateur et directeur général
Équiterre

Mario Tremblay
Vice-président aux affaires publiques et corporatives
Fonds de solidarité FTQ

Animé par Michel Rochon
Journaliste scientifique, chroniqueur médical, chargé de cours à l’UQAM.

Initiateurs


     

Appel – S’unir pour une transition énergétique juste


La lutte contre le réchauffement climatique est le principal défi environnemental, social, économique et démocratique du XXIe; siècle. Pour le relever, les pays du monde ont convenu dans le cadre de l’Accord de Paris en 2015 de déployer les efforts nécessaires pour limiter le réchauffement planétaire à moins de 2oC, voire à 1,5oC. Notre société a tout ce qu’il faut pour faire de cette transition majeure vers une société plus juste et une économie faible en carbone une grande réussite profitable à tous et à toutes, à la condition toutefois de la planifier dès maintenant et d’y travailler en concertation.

Le Québec s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % d’ici 2020 et de 37,5 % d’ici 2030, par rapport à 1990. Les plus récentes données disponibles indiquent que les efforts du Québec sur le terrain progressent trop lentement pour atteindre ces cibles. Pour combler le retard accumulé, des moyens beaucoup plus importants que ceux déployés jusqu’ici devront donc être mis en œuvre.

C’est pourquoi nous convions la société civile, les milieux économiques et le gouvernement du Québec à entreprendre, sans plus tarder, le virage nécessaire. Opérer une transition énergétique, planifiée, concertée et juste nous apparaît le premier pas à effectuer vers une société et une économie vertes, viables et durables.

L’inévitable transition énergétique

Pour que le Québec atteigne ses cibles et réponde à ses engagements, une transformation profonde de notre société et de notre économie s’impose. Elle exige des changements dans nos modes d’occupation et d’aménagement du territoire, de transport, de construction, de production et de consommation d’énergie, de biens et de services.

La plus importante de ces exigences consiste à entreprendre le passage d’une structure économique polluante à une économie faible en carbone, tout en assurant la sécurité et la souveraineté énergétiques du Québec. Dans cette perspective, il nous faudra réduire les sources de gaspillage, gagner en efficacité énergétique et réduire considérablement notre dépendance envers les hydrocarbures, au bénéfice des énergies renouvelables dont le Québec est généreusement doté. Pour capter le carbone de nos émissions et lutter contre les changements climatiques, nous devrons aussi reverdir nos milieux de vie, ainsi que mieux protéger et valoriser notre patrimoine forestier.

Le Québec a tout ce qu’il faut pour réussir cette transition énergétique, et permettre à chacune de ses régions et de ses communautés de relever les défis qui lui sont propres. Notre société dispose d’immenses capacités hydroélectriques et éoliennes, d’une biomasse abondante à utiliser de manière durable, d’un grand potentiel géothermique et solaire, des meilleurs matériaux et technologies disponibles, d’une structure industrielle diversifiée. Elle peut également compter sur un esprit entrepreneurial florissant et innovateur, sur une grande capacité d’ingénierie et de développement de technologies propres, sur des institutions financières solides, sur des infrastructures et des centres de recherche d’avant-garde, sur une capacité de développement et d’innovation de qualité. Enfin, le Québec est riche d’institutions d’enseignement de renommée internationale, d’une population éduquée et d’une main-d’œuvre très qualifiée.

Forte de ces atouts, notre société a maintes fois démontré sa capacité à transformer les défis en occasions de progrès social et économique. Face à l’inévitable transition énergétique, elle se positionne donc avantageusement.

S’unir et planifier le changement

Comme toute transformation d’envergure, la transition énergétique recèle un immense potentiel de développement économique et social. Mais, si elle n’est pas planifiée, elle peut être source d’injustice et d’inégalités sociales. Comme elle aura des impacts variés selon les communautés et les secteurs d’activité, certains bénéficieront d’opportunités avantageuses, tandis que d’autres pourraient subir les contrecoups et être fragilisés.

Nous sommes convaincus que pour être viable et durable, la transition vers une économie verte et faible en carbone doit être juste pour tous et toutes. Le Québec doit donc prendre les moyens nécessaires pour que personne ne soit laissé pour compte.

À cette fin, il est urgent que tous les efforts convergent afin de planifier cette transformation des modes de production et de consommation de l’énergie, de manière à en maximiser les effets positifs au bénéfice de l’ensemble de la société. Cela exige de soutenir et d’accompagner les entreprises, les organisations, les communautés et les travailleurs et travailleuses qui subiront les effets négatifs de la transition énergétique, pour leur permettre de les surmonter et de s’adapter au changement.

Au Québec et ailleurs, de multiples expériences passées de changements économiques majeurs nous indiquent la voie à suivre : planifier à long terme ; prévoir des mesures d’adaptation, d’atténuation, de reconversion, de diversification et de modernisation industrielles ; prévoir les ajustements requis dans les compétences professionnelles et préparer les programmes de formation et de transition pour les travailleurs et travailleuses ; accompagner les communautés impactées dans leur effort d’adaptation à la nouvelle réalité.

Dans ce grand chantier économique et social, le gouvernement du Québec a donc un rôle essentiel et incontournable que lui seul peut assumer : assurer l’encadrement législatif, réglementaire, administratif, fiscal et budgétaire à l’intérieur duquel l’effort collectif pourra se déployer le plus efficacement. Des politiques industrielles innovantes, des programmes de formation et de transition pour la main-d’œuvre des secteurs touchés par la transition, une fiscalité encourageant l’efficacité plutôt que le gaspillage ne peuvent venir que d’un gouvernement résolu et visionnaire.

Pour réussir la transition énergétique et en tirer le meilleur parti pour l’ensemble de la société, pour placer notre économie sur la voie de la prospérité durable, le laisser-faire n’est plus une option. L’État et ses partenaires doivent jouer un rôle de premier plan.

S’engager ensemble dans une transition juste

Devant l’urgence climatique et l’inévitabilité de la transition énergétique, nous, signataires de cet appel, appelons les forces vives du Québec et ses dirigeants à s’unir pour formuler un projet d’avenir rassembleur et structurant pour notre société, à jeter les bases d’un pacte social en faveur d’une économie verte.

Nous convenons de nous engager immédiatement dans un dialogue social ayant l’objectif de planifier et de mettre en œuvre une transition énergétique qui sera juste pour toutes et tous.

Dans cette perspective, nous appelons les syndicats, les entreprises, les communautés et tous les groupes formant la société civile et les milieux économiques à mettre en commun leurs idées, leurs énergies, leurs ressources pour entreprendre et réussir la nécessaire transition énergétique qui doit permettre au Québec d’honorer ses engagements en matière de lutte contre les changements climatiques.

Nous interpellons aussi le gouvernement actuel et tous les partis politiques qui participeront à la prochaine élection générale, afin qu’ils précisent comment ils entendent planifier et engager une transition énergétique juste et profitable pour tous et pour toutes, dans les meilleurs délais. À cette fin, nous les enjoignons à s’engager à accompagner le dialogue social, et à mettre en place rapidement les mesures de soutien et les filets de protection sociaux, économiques et environnementaux nécessaires à l’adaptation des entreprises et des organisations, des travailleurs et travailleuses, ainsi que des communautés impactées par la transition énergétique.

Nous sommes devant une obligation de résultat collective et historique. Ensemble, déployons les énergies du Québec pour gagner le pari contre les changements climatiques.

Partenaires majeurs


   

Partenaire de collaboration


 

En savoir plus


Centrale des syndicats nationaux (CSN)

La transition juste


Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

La tournée de la FTQ sur les changements climatiques


Organisation internationale du Travail (OIT)

Principes directeurs pour une transition juste vers des économies et des sociétés écologiquement durables pour tous


Unique agence tripartite de l’ONU, l’OIT réunit des représentants des gouvernements, employeurs et travailleurs de 187 États membres pour établir des normes internationales, élaborer des politiques et concevoir des programmes visant à promouvoir le travail décent pour tous les hommes et femmes dans le monde.

Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

Changeons le Québec, pas le climat : déclaration de politique sur les changements climatiques


Adoptée au 31e Congrès de la FTQ, tenu du 28 novembre au 2 décembre 2016.

Centrale des syndicats nationaux (CSN)

À la recherche d’une transition juste


Article tiré du magazine Perspectives No 57.

Organisé en collaboration avec l’Institut du Nouveau Monde

L’Institut du Nouveau Monde est une organisation non partisane dont la mission est d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique. L’action de l’INM a pour effet d’encourager la participation citoyenne et de contribuer au développement des compétences civiques, au renforcement du lien social et à la valorisation des institutions démocratiques.

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