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L’Institut du Nouveau Monde (INM) est un organisme non partisan dont la mission est d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique. Aujourd’hui, les principaux champs d’expertise de l’INM sont: la participation citoyenne, la démocratie participative, l’acceptabilité sociale, la gouvernance participative, l’entrepreneuriat social et l’innovation sociale.

L’idée de l’Institut du Nouveau Monde remonte au printemps 2003 et elle émane d’un groupe d’universitaires réunis par MM. Gérard Bouchard et Michel Venne. Fondé en 2004, l’INM est lauréat en 2005 du Prix Claire-Bonenfant du gouvernement du Québec pour les valeurs démocratiques et l’éducation civique. L’INM organise chaque été une École de citoyenneté pour les jeunes (cette activité a été désignée en 2010 comme l’une des trois meilleures pratiques d’éducation civique au Canada par l’Institut pour la citoyenneté canadienne, et elle est reconnue par la Commission canadienne de l’UNESCO).

L’INM préside à des dialogues entre citoyens et experts (les Rendez-vous stratégiques) afin de renforcer la démocratie participative et la participation citoyenne. Il publie annuellement L’état du Québec, promeut et soutient l’entrepreneuriat social et l’innovation sociale avec son programme À go, on change le monde! , et propose plusieurs programmes destinés à l’information, la délibération et la mobilisation des citoyens dans le cadre de ses propres initiatives mais également de celles d’organisations publiques et privées qui sollicitent ses services. L’INM a co-organisé à Montréal en 2010, 2011 et 2012 les Assemblées mondiales de Civicus – Alliance mondiale pour la participation citoyenne.

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Mission

L’INM a pour mission d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique.

L’INM est un organisme indépendant non partisan oeuvrant principalement au Québec dans une perspective de justice et d’inclusion sociales, dans le respect des valeurs démocratiques et des principes du développement durable, et dans un esprit d’ouverture et d’innovation.

L’action de l’INM permet d’augmenter la proportion de citoyens qui participent ainsi que la qualité du débat public. Elle contribue au renforcement du lien social et à la valorisation des institutions démocratiques.

Par ses activités, l’INM propose une démarche délibérative structurée, basée sur la formule «informer, débattre, proposer».

Organisation sans but lucratif, ayant le statut d’organisme de bienfaisance, l’INM a lancé ses activités le 22 avril 2004 à Montréal, en présence de quelque 300 citoyens.


Impact

Un incontournable pour découvrir ou mieux comprendre le Québec

Au cours de l’année 2003, l’INM a conclu des ententes de partenariat avec les Éditions Fides qui confient à l’INM le mandat de produire L’état du Québec , anciennement L’annuaire du Québec. Depuis 2015, L’état du Québec est publié aux éditions Del Busso.

On trouve dans L’état du Québec le bilan politique, économique, culturel et social pour l’année écoulée ainsi que des textes d’analyse, produits par des spécialistes, sur tous les grands enjeux auxquels la société québécoise est confrontée.

Destiné au grand public, L’état du Québec permet de saisir l’évolution du Québec, de sentir les préoccupations de ses citoyens, de prendre la mesure des enjeux cruciaux pour le développement de sa société.


Des idées nouvelles

Une influence sur le débat public et sur les décideurs

Depuis dix ans, l’INM a mobilisé des dizaines de milliers de citoyens et de citoyennes de tous âges, provenant des quatre coins du Québec mais aussi du monde entier, pour réfléchir, débattre et proposer des façons de dire et de rêver le Québec et le monde, le… nouveau monde, dans lequel nous souhaitons vivre.

Informer – s’approprier des enjeux complexes
Débattre – en discuter entre citoyens et entamer un dialogue avec les experts
Proposer – formuler des recommandations, des idées ou des projets relatifs aux thématiques abordées

Les Rendez-vous stratégiques sur la santé (2005), l’économie (2006), la culture (2007), les changements démographiques (2009-2011), les inégalités sociales (2012-2104) ainsi que la démocratie et la participation citoyenne (2012-2014) de l’INM ont ouvert non seulement un espace de participation citoyenne et de débat, ils ont interpellé les experts et les décideurs.

L’INM a ainsi favorisé la participation de citoyens à des débats complexes, entre autres sur:

  • les accommodements raisonnables avec la Commission Bouchard-Taylor,
  • le rôle des municipalités avec l’Union des municipalités du Québec,
  • le financement des partis politiques avec le Directeur général des élections,
  • le logement et la santé avec la Direction de santé publique de Montréal (en cours),
  • le vivre ensemble en français avec le Conseil supérieur de la langue française et la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys,
  • l’avenir du développement minier au Québec avec Minalliance et un ensemble de partenaires,
  • le rôle de la culture dans le développement durable lors du projet d’Agenda 21 de la culture du Québec.

La parole et le leadership des jeunes

Le plaisir de participer

Espaces de rencontres et de débats, d’idéation et de créativité, d’apprentissage et de festivités, les Écoles d’été et d’hiver se sont imposés comme des lieux d’apprentissage, s’expression et d’engagement pour les jeunes d’ici et d’ailleurs.

Au fil des ans, plus de 5000 participants ont été interpellés par les différents thèmes de cet événement. D’Apprendre pour rêver le Québec en 2004 à #NousSommes! en 2015, l’INM y promeut une citoyenneté active.

En 2004, 400 jeunes adoptent 50 propositions pour le Québec de demain. En 2013, 400 jeunes proposent 50 propositions pour le monde de demain.


Une contribution à l’innovation sociale et économique du Québec

À go, on change le monde!

Depuis 2005, le programme À go, on change le monde! offre une autre voie d’engagement aux jeunes, celle de la réalisation d’un projet novateur aux retombées sociales durables. Le programme fonctionne comme un accélérateur de projet et propose cinq services pour passer de l’idée à l’action: initiation, formation, financement, accompagnement et réseautage.

En partenariat avec la Caisse d’économie solidaire Desjardins, À go, on change le monde! a soutenu plus de 250 projets d’entrepreneuriat social menés par des jeunes du Québec.

La formation et l’accompagnement qu’offre l’INM aident l’entrepreneuriat social à s’enraciner dans le monde des affaires.

L’essai Oser la solidarité, paru en 2008, trace le bilan et les perspectives d’une économie en effervescence: l’économie sociale et solidaire au Québec.


La petite histoire

L’idée de fonder l’Institut du Nouveau Monde remonte au printemps 2002 et elle émane d’un groupe d’universitaires réunis par MM. Gérard Bouchard et Michel Venne. Nous avions alors formé un collectif de réflexion avec des personnalités comme Frédéric Lesemann, Pierre Fortin, Alain G. Gagnon, Dorval Brunelle, et quelques autres. Nous estimions urgent de fonder un groupe capable d’éclairer les débats publics et de susciter la participation des citoyens à l’égard de la place, du rôle et des exigences pour une petite nation comme le Québec dans le contexte de la mondialisation. Rapidement, nous avons convenu qu’il devenait impossible de faire oeuvre utile sans créer une institution.

Nous avons par la suite progressivement élargi nos rangs. Conrad Sauvé, qui préside désormais le conseil d’administration de l’Institut, s’est joint à Gérard Bouchard, Frédéric Lesemann et Michel Venne, du groupe initial et, avec Michel Cossette, Marcel Villeneuve, Roger Simard et Guy Lachapelle, avons formé le conseil d’administration provisoire de l’Institut.

Provenant d’horizons divers, nous faisions tous le même constat: l’urgence de relancer les débats publics sur l’avenir de la société québécoise dans le contexte de la mondialisation mais également dans un contexte où le Québec est à la recherche de nouveaux repères et de nouveaux idéaux alors que ceux qui avaient stimulé les Québécois dans la Révolution tranquille semblent avoir perdu leurs vertus mobilisatrices. Nous souhaitions contribuer à ouvrir de nouveaux les horizons, mettre en valeur nos succès mais aussi examiner sans complaisance les insuffisances, les échecs et les besoins de la société québécoise.

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Répondre à un besoin

C’est à cette époque que nous avons arrêté le nom de l’Institut: L’Institut du Nouveau Monde. Le Nouveau Monde, c’est-à-dire les Amériques, le territoire dans lequel se situe le Québec. Mais apparaît aussi dans ce nom l’idée du renouvellement du monde, l’esprit des explorateurs et des découvreurs.

Nous constations également qu’il n’existait pas, au Québec, d’institut privé, en dehors des circuits partisans, académiques ou militants, capable de réunir des citoyens et des citoyennes sur une base pluraliste. Les instituts connus (les fameux think tanks) et qui oeuvrent sur le territoire du Québec prennent le Canada comme territoire de référence ou alors sont spécialisés dans les questions économiques.

Dans la Déclaration des fondateurs de l’INM, publiée en 2004, nous constations que le Québec avait besoin d’idées neuves et de solutions audacieuses. Que le moment était venu de se redonner des objectifs communs. «Or nous voulons être des artisans de ce monde en devenir et non pas seulement les témoins et encore moins les victimes de son évolution», écrivions-nous.

«Nous croyons que seuls les citoyens peuvent déterminer, par leur participation aux débats publics et au sein des institutions démocratiques, le changement qui correspond à leurs besoins et à leurs aspirations. Cette participation doit se réaliser dans des conditions favorables. Nous voulons contribuer à créer ces conditions».

Enfin, il nous est apparu progressivement essentiel de fonder un institut qui laisse une large place à la participation des citoyens et des citoyennes. Les idées nouvelles ne peuvent émerger uniquement des travaux d’experts ou des groupes d’intérêt.

Il nous paraissait dès le départ essentiel que les membres de l’Institut soient représentatifs du pluralisme de la société québécoise. Nous avons invité à se joindre à nous des jeunes, des femmes, des personnes issues de l’immigration, des universitaires et des membres de la société civile.

L’INM a obtenu ses lettres patentes le 20 janvier 2003. L’assemblée générale de fondation a eu lieu le 26 juin de la même année. Le directeur général de l’Institut a été désigné le même jour par le conseil d’administration. Un comité d’orientation et de programmation provisoire a été chargé de définir la mission de l’INM, ce qui fut fait à l’automne 2003, et de proposer un premier projet de programmation qui a été formulé en janvier 2004.

Au cours de l’année 2003, l’INM a conclu des ententes de partenariat avec les Éditions Fides qui confient à Michel Venne et à l’INM le mandat de produire désormais L’annuaire du Québec qui devient une publication conjointe; avec Conceptis Technologies pour la conception et la mise en-ligne d’un site Internet; avec l’Université du Québec à Montréal qui accueille l’Institut dans ses locaux.

L’INM a obtenu une subvention de 25 000$ du ministère de la Recherche, Science et Technologie en mars 2003 pour financer en partie le démarrage de l’Institut. Une subvention de 225 000$ a été accordée par le Fonds Jeunesse Québec en février 2004 pour l’organisation de l’université d’été, l’Université du Nouveau Monde, dont la première édition aura lieu du 19 au 22 août 2004.


Un nom

L’expression Nouveau Monde réfère bien entendu aux Amériques. L’expression Nouveau Monde évoque l’esprit d’exploration et de découverte et détermine le lieu, le territoire, à la fois circonscrit et vaste, dans lequel s’inscrit le Québec.

Le Nouveau Monde est à la fois celui des découvreurs, venus du Vieux Continent, et celui des premières nations qui ont peuplé et peuplent encore ce territoire.

L’INM adopte le Québec comme territoire de référence. Toutefois, il cultive une approche comparative, tenant compte des liens anciens du Québec avec l’Europe, de son appartenance à la francophonie, de son insertion dans les circuits internationaux et du nouveau contexte continental dans lequel il évolue, incluant son appartenance à l’espace canadien.

Le mot Nouveau dans le nom de l’organisation renvoie au renouvellement de la pensée, des idées et de la participation, au renouvellement des acteurs et des générations, au changement et à la recherche, par le fait même à l’avenir.


Un logo

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Le logo est une conception de Gaétan Venne.

La rondeur et l’épaisseur des lettres confèrent au logo un aspect sympathique. Celui-ci donne ainsi à l’institut une image conviviale, accessible et populaire, tout en ayant un impact visuel fort, solide, voire même ambitieux.

La typographie choisie, Avenir, est un caractère de la famille des linéales, qui donne au logo une assise solide, droite et pure.

Les couleurs retenues, le vert et le bleu, sont vivantes et modernes, jeunes dirait-on. Elles sont lumineuses mais restent sobres, en accord avec le caractère institutionnel de l’organisation. Le vert évoque l’espérance et donc l’avenir. Le bleu est à la fois couleur, emblème et symbole de l’universalité des plus grandes valeurs humaines. Le bleu renvoie aussi au Québec, qui constitue la société de référence et l’objet d’étude de l’INM.

Le « i » représente par sa forme l’humain, le citoyen, l’intervenant. Parce que le « i » est la seule lettre complète dans le logo, cela met l’accent sur l’importance qu’accorde l’INM au rôle de la personne, de l’individu, du citoyen au sein de la société et donc à l’un des axes de recherche de l’institut, le développement des compétences civiques.

Cet individu n’est pas seul et ne peut agir seul. La combinaison du « i » avec les autres lettres, formant bloc, renvoie aux concepts de solidarité, de partage des connaissances et de bien commun.

Le passage graduel du bleu pâle au bleu foncé évoque plusieurs thèmes : l’évolution d’un peuple, le progrès, la diffusion de l’information et de la connaissance, la découverte progressive de la vérité, le processus menant de l’état de questionnement et d’incertitude à la découverte, par l’échange et la délibération, de solutions et de propositions d’action.

La disposition du nom de l’Insitut du Nouveau Monde, sous le logo, et en lettres capitales, renforce le caractère institutionnel de l’organisation. Le caractère gras employé pour mettre en évidence les mots « Nouveau Monde » souligne la thématique originale de l’organisation.


Pourquoi la participation citoyenne?

La réponse de…